mardi 12 avril 2011

Mon nouveau coloc





Il était une fois, petit Spoon, un berger des Mangrove. Il est né dans la rue, comme beaucoup de chiens ici, mal-aimés de la population locale à cause d'une vielle croyance culturelle qui les désigne comme des animaux sales qu'on ne doit pas toucher. Ils sont souvent les victimes des petits et des grands qui les caillassent, les frappent, ou pire encore, jusque mort s'en suive. Petit Spoon lui, a eu plus de chance malgré un mauvais départ. Une fois sevré ou presque, il s'est retrouvé dans un caniveau pendant deux jours, tout seul. Une bonne âme l'a recueilli, mais sa maison était trop petite. Une seconde âme l'a recueilli mais ça n'allait pas non plus. Alors pendant une petite semaine, petit Spoon est allé de maison en maison sans trouver la bonne. Et puis un jour, au beau milieu d'un apéro, il fit notre rencontre. Sans même le besoin de négocier, il a atterri chez nous, dans notre grande maison. Fini les caniveaux, finis les cailloux, place aux câlins et aux jeux.

Et puis un jour, petit Spoon deviendra grand..

jeudi 27 janvier 2011

Salut à tous !

Encore un nouveau voyage qui se prépare, dans une contrée lointaine, où il pleut, il fait froid, mais où il fait bon de se retrouver ! Me voilà de retour en Normandie pour trois semaines de folie avec vous tous. Place aux retrouvailles, aux restos, aux hammam, aux cafés "en terrasse", aux ballades en forêt, au shopping, aux soirées Monbazillac, aux thé-papotage, bref, il me tarde de revoir vos petites têtes toute blanches emmitouflées dans vos doudounes.
Ici le temps pense à moi et me prépare au retour, en me servant de la pluie, de la pluie, du vent, du froid (oui 25°C c'est froid maintenant), pour que le retour aux sources se fassent en douceur. Je ne sais pas si ça fonctionnera.
Dernière nuit de boulot ce soir, avant de ma lancer dans la préparation des valises et de filer à l'aéroport lundi matin.

Des bisous à tous, et à très bientôt !

mardi 14 décembre 2010

Diego-Suarez

Avec beaucoup de retard, mais vaut mieux tard que jamais, voici le résumé d'un autre joli voyage, Diego-Suarez et ses alentours.




J1

Direction le centre ville, en taxi. Qui dit taxi, dit 4L, à Diégo elle sont jaunes. Après une petite crevaison vite gérée par notre chauffeur, on arrive à l'hotel où nous passerons une bonne partie du séjour, l'hotel Concorde. Après une installation rapide dans notre chambre, on part se ballader dans la ville. On découvre une ville étrange, avec une architecture coloniale en ruine la plupart du temps, son surnom de "ville fantôme" lui va à merveille. Une ambiance post apocalyptique reigne dans certains quartiers, avec les ruines, les vieilles épaves de voiture. L'exemple le plus marquant est l'ancien hotel de la Marine, où les cocotiers y ont établis leur quartier desormais. Le soir nous trouvons La Bodéga, un resto aux couleurs espagnoles. Au menu mojitos, tapas, calamar grillé et moelleux au chocolat, miam miam !

Les 4L de Mada



Hotel de la Marine



Transport scolaire







Apéro à la Bodega !

J2

En route pour notre première excursion en dehors de Diégo. Théo nous attend devant l'hotel au volant de son super 4x4. Nous partons à la découverte du lac sacré, habité parait-il par les crocodiles, attrape-tourise ? Nous ne verrons qu'un tout petit bébé caché dans les herbes hautes.

Une pause déjeuner dans un village, et nous repartons vers les tsingy rouges. Ces roches rouges, se dressent vers le ciel comme des cathédrales, résultat de phénomènes géologiques. C'est impressionnant, complètement atypique, et à cette heure de la journée, la luminosité les met bien en valeur, c'est magnifique !

Le lac sacré







Les Tsingy rouges







J3

Visite du marché, il est immense, on arrive à se perdre au milieu de toutes ces couleurs, ces odeurs bonnes ou mauvaises (les étales de poissons et de viandes envahis par les mouches ne donnent pas du tout envie). Après négociation, il paraît que je suis dure en affaire (je dois tenir ça de mon père), je me procure un fagot de vanille pour un bon prix, il parfumera mon sac tout le reste du voyage.

Le midi, alors que nou déjeûnons en terrasse, on rencontre un mec qui au fil de la discussion nous propose d'aller à la plage avec lui, à Sakalave, une des trois baies à voir aux alentours. Nous voilà donc parti toujours en 4L sur les pistes. On découvre la baie de Diégo, deuxième plus grande au monde, avec son pain de sucre. Sakalve est magnifique mais beaucoup de vent, ce qui explique le nombre de kitesurf qui naviguent.

Retour sur Diégo le soir, encore un bon resto.



Route de Ramena


Le pain de sucre




Petit village de Sakalave

J4 Le parc de la montagne d'ambre.

Un des parcs naturels protégés, l'accés y est réglementé, et le guide obligatoire. Une rando de trois heures parsemée d'un petit lac, de cascades, d'une faune et d'une flaure généreusement magnifique. Malheureusement, panne de batterie, mais des souvenirs plein la tête, dont le plus petit caméléon du monde, qui mesure à peine trois centimètres.





J5-J6 Le parc de l'Ankarana

Départ de l'hotel à 5h30, dur dur. Après trois fois le tour de la ville pour compléter le taxi brousse dans lequel nous nous entassons tant bien que mal, au plus proche de la population locale, on peut pas faire plus proche ; nous quittons enfin la ville. Après toris heures de taxi brousse, enfin : le parc de l'Ankarana. Le deuxième parc naturel de la région de Diégo, beaucoup plus grand celui-ci. Nous y passerons une nuit, dans un petit bungalow traditionnel, et deux belle randos, accompagnées de Johnny notre guide local. Au programme, tsingy gris, grotte pleine de chauve-souris (beurk..), le pont suspendu d'Indiana Johnes, et de beaux points de vue dégagés.


La grotte des chauve-souris


Sur les Tsingy gris








J7

Petite matinée tranquile, puis nous partons pour l'aéroport pour récupérer Ludivine qui nous rejoins pour la fin du séjour, avec son magnifique sarouel (n'est-ce pas ?).

J8 Les trois baies

Rando magnifique le long de la côte. On découvre trois baies toutes aussi splendides les unes que les autres, avec des plages paradisiaques. Un petit bain et une petite apuse à l'ombre d'un palétuvier et nous continuons jusqu'à Ramène. On traverse une ancienne base militaire, désertique, post apocalyptique, seuls trois militaires nous arrêtent à la sortie, pour nous faire payer le "droit de passage" qui bien sur sera reversé à la base militaire, bien sur. Épuisées, assoiffées, affamées, nous arrivons enfin à Ramène.











J9 Ramena

Petit village de pêcheurs, préservé (ou presque) de l'invasion de touristes. Lieu de rendez-vous des locaux le dimanche pour un brunch musical. Une plage de sable blanc et fin, qui carresse agréablement le dessous des pieds. Des gargottes qui vous servent (avec patience) de la langouste grillée, des camarons, du crabe, un délice.

Point de chute parfait pour venir se reposer.










J10 La mer d'emeraude

Une mer plus bleue que bleue à en éblouir les yeux. Ce sont les "pêcheurs" qui nous emmènent sur leur boutre, un petit voilier. On traverse cette mer éblouissante jusqu'à une plage parsemée de cabanon, qui n'attendent plus que nous pour le déjeuner. Pendant qu'on se languit au soleil, les hommes partent pour la pêche, et reviennent avec des bassines débordantes de poissons, plus frais c'est impossible. Un vrai repas de roi, punch coco, manioc, fruit à pain frits, riz coco, crudités, poissons grillés, mangues et bananes grillée, miam ! Une petite sieste et nous repartons vers Ramène, la marée basse nous presse un peu, on passe avec justesse.











Des souvenirs plein la tête encore une fois.
Y'a plus qu'à décider où partir la prochaine fois..

Des bisous